Un baquet, un écran panoramique, un volant qui résiste entre les mains : le rêve du cockpit personnel prend vite de la place. Avec ses simulateurs assemblés en Provence, LPSIMU explore plusieurs façons de le concrétiser, du GT LP2 au modèle dynamique LP5, jusqu’au sur-mesure réalisé pour Esteban Ocon.
Il y a ceux qui imaginent une bibliothèque dans leur pièce libre. D’autres y voient déjà la ligne droite de Spa, un volant de course et quelques soirées à chercher le freinage parfait. Le simulateur automobile appartient à cette seconde catégorie de passions : celles qui finissent par modifier le plan de l’appartement.
LPSIMU : du pilotage virtuel aux circuits
Chez LPSIMU, l’histoire commence avec deux frères, Louis et Julien Perrot, passionnés de sim racing. Avant de courir sur circuit, Louis a passé des années à apprendre et à s’entraîner sur simulateur. Son passage à la compétition réelle nourrit aujourd’hui l’approche de l’entreprise : concevoir des installations qui servent aussi bien au plaisir de conduire qu’au travail des gestes et des repères.
Ce savoir-faire se retrouve également chez E-Motion, le centre de simulation parisien équipé par LPSIMU. Dans son reportage publié en mai 2025, L’Argus décrivait une quarantaine de simulateurs couvrant plusieurs disciplines, du karting au rallye en passant par le GT. Une manière de rendre ce matériel accessible le temps d’une session, sans devoir lui consacrer une pièce chez soi.
Pour les installations personnelles, LPSIMU reprend le principe du cockpit complet : réunir le matériel, l’assembler et régler l’ensemble pour permettre à son propriétaire de prendre la piste sans passer ses premiers week-ends à configurer chaque périphérique.
GT LP2 : un cockpit complet pour prendre la piste
Le GT LP2 donne une première idée du résultat. Dans sa configuration actuelle, il associe un châssis aluminium, un baquet Sabelt et un écran incurvé Samsung de 49 pouces. Le PC fait partie de l’installation. Devant le siège, une base MOZA R12 entraîne directement le volant, sans courroie : c’est le principe du Direct Drive. Son moteur restitue les efforts de direction, avec un couple maximal annoncé de 12 N·m.
Au sol, le pédalier MOZA CRP2 comprend accélérateur, frein et embrayage. Le frein mesure l’effort exercé grâce à une cellule de charge, une approche pensée pour retrouver des gestes réguliers. Le GT LP2 est affiché à 8 500 € TTC, hors livraison et installation.
Le budget est conséquent. L’intérêt de la formule tient à la cohérence du poste de conduite et au travail de préparation. Pour un passionné qui préfère rouler plutôt que comparer les fixations et organiser ses branchements, ce temps gagné peut compter autant qu’une ligne supplémentaire sur la fiche technique.
LP5 : quand le simulateur se met en mouvement
Avec le LP5, le cockpit se met aussi en mouvement. Quatre vérins D-BOX Gen5 ajoutent des mouvements et des vibrations aux informations transmises par le volant. Trois écrans incurvés Samsung de 45 pouces étendent la vue autour du pilote, tandis qu’une base Simucube 3 Pro assure le retour de force.
Autre particularité : le frein Simucube ActivePedal Pro permet d’ajuster sa résistance et son comportement. Le réglage touche alors à la façon dont le pied dialogue avec la voiture virtuelle. Selon la configuration présentée par LPSIMU, le LP5 coûte 29 450 € TTC, avec livraison et installation sur devis.
À ce niveau, l’achat ressemble à l’aménagement d’un espace consacré à une passion. Il faut penser à la place des écrans, à l’accès au siège et à l’usage quotidien de la pièce. Le mouvement ajoute une dimension physique ; apprécier son apport demande aussi de l’essayer, avec des réglages adaptés à son propre ressenti.
Esteban Ocon : le sur-mesure jusque dans le volant
Le simulateur sur mesure d’Esteban Ocon pousse la personnalisation dans une autre direction. Selon LPSIMU, le pilote a choisi un châssis rouge pailleté. L’équipe indique également avoir travaillé avec ses ingénieurs pour reproduire son volant et y intégrer l’affichage de sa Formule 1.
La démarche consiste à retrouver des commandes et des repères familiers dans un environnement d’entraînement personnel. LPSIMU explique qu’Ocon utilise cette installation pour préparer ses week-ends de course et que ses retours ont contribué à affiner les réglages et l’intégration des périphériques.
Ce projet montre comment le sur-mesure peut réunir une signature visuelle et des habitudes de pilotage très précises. La couleur attire l’œil ; la disposition des commandes répond à un besoin d’usage.
Des simulateurs sur mesure, jusqu’aux sensations
GT, rallye, drift ou Formule 1 : LPSIMU décline ses simulateurs selon plusieurs disciplines du sport automobile. À chacune ses gestes et ses repères, de la position de conduite d’une monoplace aux commandes spécifiques du rallye ou du drift. Le choix du cockpit et des équipements permet ainsi d’adapter l’installation à sa façon de piloter.
Au-delà des configurations proposées au catalogue, LPSIMU conçoit des simulateurs sur mesure. Position de conduite, choix du volant et du pédalier, disposition des écrans, peinture et finitions : le cockpit se construit autour de la discipline pratiquée, de l’espace disponible et des envies de son propriétaire. Le projet réalisé pour Esteban Ocon illustre cette approche, qui associe personnalisation esthétique et adaptation des commandes.
Ces installations peuvent aussi intégrer des vérins dynamiques. Le cockpit accompagne alors la simulation par des mouvements et des vibrations qui complètent l’image et le retour de force du volant. Les réactions de la voiture virtuelle deviennent plus physiques, avec une immersion qui engage davantage le corps. Le résultat dépend du système choisi, de la simulation et des réglages : l’enjeu consiste à transmettre des sensations cohérentes avec ce qui se passe à l’écran.
Après les circuits, les simulateurs d’aviation
LPSIMU annonce également préparer un univers consacré aux simulateurs d’aviation. Le cockpit domestique pourrait ainsi accueillir une autre passion : celle du vol, avec ses instruments, ses commandes et ses paysages à explorer depuis chez soi.
Cette future gamme reste à découvrir : la marque indique qu’elle est en préparation, sans détailler sur les pages consultées les configurations, les tarifs ou la date de lancement. Une nouvelle trajectoire à suivre pour cet atelier habitué, jusqu’ici, aux circuits automobiles.
C’est peut-être là que ces installations deviennent les plus intéressantes : quand la technologie trouve une forme et une place dans le quotidien. Encore faut-il accepter qu’un cockpit reste un objet encombrant, exigeant et coûteux. Avant de lui céder une pièce, quelques tours d’essai constituent sans doute le meilleur départ. La recherche du chrono viendra ensuite.
Prix et configurations relevés le 16 octobre 2026, à confirmer selon les équipements et prestations retenus.











