C’est parti pour l’essai de l’ENYAQ, le SUV 5 places tout électrique de Skoda. La première bonne nouvelle c’est qu’il a une bonne gueule, la deuxième, qu’il annonce une belle autonomie de plus de 500km. Et la troisième bonne nouvelle c’est qu’on a passé près de 1500km ensemble, pour faire connaissance. #spoiler : ça c’est bien passé.

Les versions :

Si vous trouvez que le Skoda ENYAQ a un petit air de ressemblance avec le VW ID.4 c’est normal, ils sont cousins. Tous les deux issus de la plateforme dédiée à l’électrique au sein du groupe VW, tout comme l’Audi Q4 pas encore tout à fait sorti. Cela dit, découvrons les versions disponibles, car si on ne se pose pas le choix de l’essence ou du diesel, il existe tout de même pas mal de choix à faire pour choisir son modèle. A commencer par la capacité de la batterie, qui définira l’autonomie du véhicule. (Le choix de cette capacité définit aussi la puissance du véhicule.)

(Plus tard viendront des versions 4×4 et une RS en 2022)

Les finitions :

Ensuite, il faut choisir la finition, et Skoda a tout revu, voici les nouvelles dénominations :

Coté équipements, bien entendu, la liste s’allonge au fur et à mesure que l’on monte en gamme et en version. Par exemple on obtient l’écran central en 13 pouces et les jantes en 19 à partir de la version 60, puis la caméra de recul et le radar de stationnement à partir de la version 80. (Là aussi, plus tard viendra une version Sportline aussi.)

Et quel modèle avons-nous essayé alors ? Comme souvent, les modèles d’essais sont très bien dotés et le notre n’échappe pas à la règle : cela sera donc un ENYAQ iV 80 en finition Suite, soit le plus gros moteur, la plus grosse batterie et la plus haute finition. Avec pas mal d’options esthétiques et les packs d’option sécurité ou confort, on arrive à un prix total autour des 60.000 euros. On n’est plus vraiment sur le modèle d’entrée de gamme au prix attractif, mais cela serait mal connaître la marque que de croire qu’elle vend des modèles low-cost : le prix de vente moyen d’une Skoda en France est de 30.000 euros, bien au-dessus des prix moyens des françaises par exemple.

Maintenant que vous avez compris comment fonctionne les versions et les finitions, que vous avez capté qu’on a un beau modèle à l’essai, rentrons un peu dans le détail.

Extérieur :

On ne va pas se mentir, je suis bien plus sensible au look de l’ENYAQ qu’à celui de l’ID.4. Je n’ai pas envie que ma voiture revendique sa modernité ou sa motorisation électrique avec des apparats visuels. L’allure de l’ENYAQ suffit à montrer que SKODA a changé de dimension. Large calandre pleine, flancs à la serpe, spoiler au dessus de la vitre arrière et jantes énormes de 21 pouces suffisent à comprendre qu’on est face à un nouveau modèle, et qu’il en jette.

Intérieur :

Dedans c’est pareil, il suffit de regarder et de toucher pour comprendre que la finition a fait un saut en avant. Cuir, plastiques, ajustements, tout est au cordeau. Mention spéciale pour la planche de bord en cuir et plus loin, les plastiques au toucher flatteur. Les sièges sont très confortables et on regrettera juste que seul le conducteur ait droit aux réglages électriques. La banquette arrière dispose de suffisamment de recul pour accueillir 3 passagers et celui du milieu sera heureux d’apprendre qu’il a droit à un plancher plat sous ses pieds.

Les équipements sont eux-aussi au niveau, des assistances à la conduite en pagaille, une caméra 360°, un gigantesque toit ouvrant, un écran central de 13 pouces… Mention spéciale au système d’affichage tête haute avec fonction réalité augmentée qui offre de la profondeur aux informations projetées sur la route. La flèche qui vous indique de sortir de l’autoroute grossit face au conducteur c’est à la fois efficace et fun. On comprend mieux qu’avec un tel système l’écran du combiné derrière le volant soit réduit à la portion congrue.

Sur la route :

Le grand plaisir de l’électrique c’est son silence de fonctionnement à basse vitesse, et ça marche à chaque fois : les passants sont encore surpris qu’un gros SUV de 4,65m n’émette aucun bruit (que le bruit rajouté tout pourri) et nous à son volant sommes ravis de le voir s’envoler pour s’insérer sur une voie rapide, malgré ses 2 tonnes. C’est le deuxième effet de l’électrique, un couple disponible immédiatement qui permet de toujours avoir assez de marge pour s’insérer, pour doubler, et que cela soit à 90km/h ou à 130 sur autoroute. Malgré ses énormes jantes j’ai trouvé le confort bien préservé quelque soit le revêtement de la route. Les dos d’âne eux-aussi, se passent tranquillement. La répartition des batteries dans le plancher préserve elle du roulis et ce sont vos passagers qui se plaindront de votre allure dans les petits virages avant la voiture.

Autonomie et recharge :

Reste la grande question de l’autonomie ! Passage obligé quand on roule en électrique. Donnée pour 537km en cycle WLTP, j’ai constaté pour ma part un solide 380km sur autoroute et voies rapides. C’est l’exercice le plus énergivore possible et e,n effet l’autonomie descend vite quand on roule à 130. Nous avons choisi de rouler à 115 pour faire les 500 km qui séparaient Brive la Gaillarde de Paris à notre retour et nous nous somme arrêtés 30 minutes sur un chargeur rapide IONITY pour regagner de quoi rallier Paris. Le temps d’avaler un sandwich et nous étions repartis. L’expérience n’était pas très douloureuse. A rouler en ville, l’autonomie annoncée excède les kilomètres parcourus car la voiture a beaucoup plus d’occasions de recharger au freinage. L’un dans l’autre, je n’ai aucun problème à croire que l’autonomie de plus de 500km est légitime.

Un look qui retient le regard, des équipements et un confort 5 étoiles, des versions et des finitions pour tous les budgets : j’ai beaucoup aimé l’approche de gamme de SKODA et notre ENYAQ en particulier. Ah oui et c’est un tout électrique.

 

Plus d’infos sur l’ ENYAQ chez SKODA. (Et big up à la team, vous êtes au top.)

Et un remerciement tout particulier à La Grange du Meslay pour nous avoir autorisé à faire nos photos devant leur site.

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