Alfa Romeo Cuorerosso : le cœur italien bat toujours aussi fort

Au Mondial de Paris 2026, Alfa Romeo signe son grand retour dans l’univers des concept-cars avec la spectaculaire Cuorerosso. Trente ans après son dernier exercice de ce type, la marque italienne dévoile une vision de son avenir stylistique baptisée « Bellezza Necessaria », ou « beauté nécessaire ». L’idée ? Réconcilier élégance, sportivité et technologie sans renier l’ADN du Biscione. Ce concept annonce les grandes orientations esthétiques des futures Alfa Romeo, dont les premiers modèles adopteront ce nouveau langage à partir de 2028.

Avec ses proportions de coupé sportif à quatre portes, la Cuorerosso évoque naturellement une descendante de la Giulia, même si Alfa Romeo ne la présente pas officiellement comme telle. Sa carrosserie aux surfaces fluides et sculptées intègre un Scudetto redessiné, une signature lumineuse « 3+3 » et des prises d’air actives dissimulées dans les projecteurs. Les rétroviseurs ajourés participent à l’aérodynamique, avec un coefficient de traînée Cx de 0,28. À l’arrière, la poupe tronquée « Coda Tronca » rappelle les grandes heures du design italien. Les spectaculaires jantes « télédial » en titane forgé, inspirées des cadrans téléphoniques, et les portes à ouverture antagoniste complètent cette silhouette particulièrement élégante.

À bord, Alfa Romeo imagine un cockpit entièrement tourné vers le conducteur, habillé de rouge et mêlant matériaux traditionnels et technologies numériques. Le spectaculaire « Cannocchiale Vivente », évolution de la célèbre instrumentation à double cadran de la marque, change de configuration selon le mode de conduite. En mode « Cruising », il se déploie en deux écrans, tandis qu’en mode « Focused », les informations essentielles se regroupent devant le conducteur. La console centrale « Magma Display » dissimule quant à elle ses écrans et commandes lorsqu’ils ne sont pas utilisés, pour préserver la pureté de l’habitacle. Le volant à trois branches « Con-tatto » inaugure une direction électronique Steer-by-Wire, sans liaison mécanique traditionnelle avec les roues.

Mais la Cuorerosso ne se contente pas d’être un exercice de style. Sous sa carrosserie se cache une motorisation hybride particulièrement ambitieuse, associant un V6 biturbo d’environ 565 ch à des moteurs électriques développant près de 350 kW. Alfa Romeo ne communique pas de puissance cumulée, mais annonce une suspension pneumatique et des freins carbone-céramique Brembo. Une manière de rappeler que, même à l’heure de l’électrification, la marque entend préserver le caractère et les sensations qui ont fait sa réputation.

Avec cette Cuorerosso, Alfa Romeo démontre que son avenir ne se résume pas aux SUV et aux motorisations électriques. Ce concept incarne une vision plus émotionnelle de l’automobile, où le design et le plaisir de conduire restent prioritaires. Aucune commercialisation n’est annoncée, mais les orientations stylistiques et technologiques présentées ici devraient progressivement se retrouver sur les futures Alfa Romeo à partir de 2028. De quoi donner quelques raisons d’espérer aux passionnés de la marque italienne.


Alpine A310 Vision : la légende des années 70 réinventée

Au Mondial de Paris 2026, Alpine revisite l’une de ses sportives les plus emblématiques : l’A310. Avec l’A310 Vision, la marque de Dieppe célèbre les 55 ans de la version quatre cylindres, apparue en 1971, et les 50 ans de la déclinaison V6. Loin d’une simple réédition néo-rétro, ce concept-car imagine ce que pourrait être l’A310 si elle était conçue aujourd’hui, avec les technologies et les codes stylistiques contemporains.

Pour mener à bien cet exercice, les designers d’Alpine ont installé une A310 originale au cœur de leur studio. Une source d’inspiration qui se retrouve dans les proportions de ce nouveau coupé, avec sa silhouette très basse, ses lignes tendues et ses ailes arrière généreusement élargies, rappelant les versions V6 des années 80. Longue de 4,55 m, large de 2,03 m et haute de seulement 1,18 m, l’A310 Vision affiche une allure particulièrement radicale. Sa carrosserie couleur aluminium contraste avec des éléments inférieurs noirs, tandis que ses imposantes jantes triangulaires, dessinant un « A », rendent hommage aux roues des premières générations.

Mais l’A310 Vision ne se contente pas de regarder dans le rétroviseur. Elle exploite les possibilités de la nouvelle plateforme Alpine Performance Platform (APP) pour explorer des solutions stylistiques et aérodynamiques inédites. À l’avant, les projecteurs adoptent un dispositif baptisé « pop down », qui les fait apparaître au démarrage. Le capot intègre un conduit aérodynamique S-duct, tandis qu’une lame centrale, appelée « Y zéro », souligne les lignes de la carrosserie. À l’arrière, l’aileron en deux parties et les feux en forme de lames contribuent à une silhouette directement inspirée de la compétition.

L’habitacle, que l’on devine à travers une bulle semi-transparente, joue lui aussi la carte de l’originalité. Alpine y imagine des sièges aux formes organiques, des associations de couleurs contrastées et des commandes physiques inspirées des équipements Hi-Fi. Un environnement qui mêle références vintage et modernité, sans céder à la surenchère d’écrans.

Reste à savoir si cette séduisante A310 Vision annonce le retour d’un coupé sportif dans la gamme Alpine. Sur ce point, le constructeur est clair : il s’agit d’un exercice de style indépendant, qui ne préfigure pas directement un modèle de série. Alpine ne communique d’ailleurs aucune caractéristique concernant sa motorisation ou ses performances. Une chose est certaine : avec cette réinterprétation de l’A310, la marque démontre que son patrimoine constitue une formidable source d’inspiration pour ses futures créations.